Programme cofinancé par l'Algérie et l'Union européenne

Géré par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale

FICHE DE PROJET

Intitulé du projet

A’AMAL: Acteurs locaux agissant ensemble en faveur de l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes des wilayas de Annaba et de Khenchela

Présentation du bénéficiaire

Dénomination 

Organisation Internationale du Travail (OIT)

Statut juridique 

Organisation internationale

Date de création

1919

Secteur (s) d’activité

Emploi / Travail

Contact (s)

Virgilio Levaggi

Mohamed Ali Deyahi 

Fonction (s)

Directeur PARDEV

Directeur BIT Alger

Tél.

+41 22 799 83 13

+213 21 79 44 66

Fax

+41 22 799 76 78

+213 21 79 44 99

E-mail

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Site web

www.ilo.org

Données générales du projet

Zones d’intervention

Wilayas de : Annaba et Khenchela

Durée

24 mois

Budget global

1 777 778 €

Contribution UE

1 600 000 € (dont 1 246 000 € pour des subventions en cascade*)

Description du projet

Contexte

La prise en charge de la jeunesse est une préoccupation majeure du Gouvernement algérien. Cette jeunesse est en effet fortement touchée par le chômage et plus particulièrement les diplômés. Une telle situation souligne l’importance de placer la jeunesse au cœur de la stratégie gouvernementale et de définir les politiques les concernant à travers une démarche consensuelle et participative, fondée sur le dialogue et accordant un soutien privilégié au mouvement associatif agissant en faveur des jeunes.  Or l’influence de la société civile algérienne reste  modeste en raison de la modicité des ressources financières et matérielles, du manque de formation des acteurs concernés et de l’isolement des activités associatives.

Objectif général

 

Le renforcement des capacités, des synergies et des mécanismes de coordination intersectorielle des acteurs locaux dans les wilayas de Annaba et de Khenchela pour la mise en place d’actions favorisant l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes de ces deux (02) wilayas.

Objectifs spécifiques

 

 

 

 

 

1. Mettre en place des mécanismes de coordination et de partenariat efficaces entre les acteurs institutionnels et la société civile en faveur de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.

2. Renforcer les capacités techniques des associations et des institutions dans le domaine de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.

3. Appuyer techniquement et financièrement la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus et d’emploi par la société civile en faveur de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.

Publics ciblés

  • Les institutions et les associations opérant dans le développement, l’emploi et la jeunesse ;
  • Les jeunes âgés entre 16-30 ans seront les bénéficiaires ultimes du projet;

Résultats attendus

 

 

 

 

 

 

 

1. Des mécanismes de concertation et de coopération intersectorielle dans les deux (02) wilayas sont renforcés, permettant le partenariat et l’identification des besoins et des opportunités et la mise en place effective des actions concertées en faveur de l’employabilité et de l’insertion des jeunes.

2. Les capacités techniques, organisationnelles et opérationnelles d’au moins trente (30) associations sont renforcées en direction de l’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes des deux (02) wilayas.

3. La mise en place d’au moins vingt (20) projets (500 bénéficiaires dont 30% de femmes) dans le domaine de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de l’insertion professionnelle des jeunes est assurée par des associations opérant en faveur des jeunes dans les deux (02) wilayas.

Activités principales

 

 

 

 

 

 

 

1.1 Identification des acteurs locaux y compris  les associations activent dans le domaine de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.

1.2 Définition des opportunités économiques et mise en place de la stratégie de concertation (approche Développement Economique Local).

2.1 Renforcement des capacités de coordination, de pilotage et de gestion de projets de la part des associations.

2.2 Réalisation d’au moins 2 ateliers de formation par wilaya sur les outils et les approches relatifs à l’employabilité et à l’insertion professionnelle des jeunes.

3.1 Préparation des documents relatifs aux Appels à Propositions.

3.2 Lancement des Appels à Propositions.  

3.3 Accompagnement des micro-projets sélectionnés. 

3.4 Evaluation des micro-projets financés et leçons apprises disséminées ;  

4.1 Coordination et suivi du projet A’AMAL.

4.2 Définition et mise en œuvre de la stratégie de communication du projet A’AMAL.

Méthodologie et stratégie d’intervention

Le projet  A’AMAL vise à instaurer de nouvelles méthodes de travail au niveau local et à promouvoir la participation active des acteurs de la société civile dans la sphère de décisions.

Le projet est structuré autour de quatre composantes :

  • La première composante du projet vise à mettre en place des mécanismes de coordination et de partenariat efficaces entre les acteurs institutionnels et la société civile en faveur de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes des deux wilayas pilotes;
  • La deuxième composante vise à renforcer les capacités techniques des associations activant dans les domaines de l’employabilité des jeunes et de l’insertion professionnelle ainsi que d’autres parties prenantes (institutions publiques) travaillant en faveur des jeunes;
  • La troisième composante a comme objectif d’appuyer techniquement et financièrement, par le biais du fonds en cascade* du CODEVA, la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus et d’emploi par la société civile en faveur de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes;
  • La dernière composante vise à la coordination effective de toutes les actions permettant d’arriver aux résultats escomptés;

*Les subventions dites « en cascade »  sont un mécanisme de financement  permettant à travers une organisation relais de soutenir des associations n’ayant pas suffisamment de compétences pour répondre à des appels à propositions de l’Union européenne qui nécessitent  le respecter de procédures administratives complexes. Dans ce projet, l’Union européenne subventionne l’Organisation Internationale du Travail (organisation relais) qui à son tour subventionne des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.

 

Mots clefs

Organisation de la Société  Civile / Jeune / Insertion sociale et professionnelle / Employabilité / Accompagnement / Subvention / Renforcement de capacités / Partenariat.

 

 

FICHE DE PROJET

 

Intitulé du projet

Une Ecole Chantier pour la formation professionnelle et l’employabilité des jeunes 

Présentation du bénéficiaire

Dénomination 

Association Santé Sidi El Houari (SDH)

Statut juridique 

Association algérienne agréée selon la loi 12/06

Date de création

1991

Secteur (s) d’activité

Formation professionnelle/Insertion

Contact(s)

Kamel Bereksi

Fonction (s)

Président

Tél.

+213 (0)7 70 96 08 61

Fax

+213 (0)41 15 32 22

E-mail

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Site web

www.sdhoran.dz

Données générales du projet

Zones d’intervention

Wilaya d’Oran

Durée

18 mois

Budget global

221.882 €

Contribution UE

199.782 €

Description du projet

Contexte

 

Depuis sa création en 1991 dans le quartier de Sidi El Houari d’Oran, l’association SDH s’est investie  dans la formation professionnelle, essentiellement auprès des jeunes en situation de vulnérabilité.

En 2001, pour répondre à un besoin de main d’œuvre qualifiée dans le secteur du bâtiment, notamment du bâti ancien, et avec le soutien de l’association française « Le Club Marpen » spécialisée  dans la réhabilitation et la promotion du patrimoine historique, l’association SDH a créé un chantier d’insertion avec pour ambition de faire reculer le chômage endémique des jeunes de Sidi El Houari et de faire avancer leur intégration sociale et professionnelle.

Des centaines de jeunes sont ainsi passés par l’Ecole chantier agréée en 2011. En plus de la formation professionnelle, ils ont été formés aux valeurs de la citoyenneté et préparés à leur intégration dans la vie active.

Chaque année, l’association reçoit de nouvelles demandes de jeunes souhaitant acquérir un savoir-faire, véritable levier pour intégrer le marché de l’emploi, et ainsi venir en aide à leurs familles, vivant souvent dans la précarité.

A partir de 2010, l’association s’est ouverte résolument au marché du travail, d’une part, en sollicitant et en impliquant les structures chargées de l’emploi des jeunes dans le placement des stagiaires, et d’autre part, en organisant, à la demande de la Chambre d’Artisanat et des Métiers d’Oran ou d’entreprises du bâtiment, des cycles de formation à l’intention des artisans. L’important programme de réhabilitation lancé par les pouvoirs publics visant 800 immeubles dans la wilaya d’Oran et la décision portant classement du quartier de Sidi El Ouari d’Oran a offert, en effet, de réelles opportunités aux artisans possédant une qualification avérée.

Le site de l’association est par ailleurs le siège d’activités culturelles, citoyennes ou d’intérêt public. Des centaines de jeunes, dont de nombreux étudiants d’Oran et de plusieurs autres wilayas (à travers les chantiers organisés en été et au printemps), participent à ces actions comme bénéficiaires mais aussi comme organisateurs.

Objectif général

L’amélioration de l’employabilité des jeunes par la formation professionnelle et l’éducation citoyenne en vue de leur insertion sociale et économique.

Objectifs spécifiques

 

 

 

 

1. Former et insérer dans le monde du travail  quatre-vingt-quatre (84) jeunes sans emploi.

2. Former cent-dix (110) artisans et quarante (40) étudiants en architecture aux pratiques spécifiques du bâti ancien et les préparer aux réalités du marché du travail.

3. Informer et sensibiliser trois-cent (300) étudiants à la vie professionnelle. 

Publics ciblés

  • Jeunes âgés de 16 à 20 ans, déscolarisés, de faible niveau scolaire, issus principalement des quartiers de Sidi El Houari, Raz El Ain et Les Planteurs d’Oran ;
  • Artisans maçons et ferronniers âgés de 20 à 35 ans ;
  • Porteurs de projet de micro-entreprise individuelle sélectionnés parmi les apprentis stagiaires issus des anciennes promotions ;
  • Etudiants en licence d’architecture ;
  • Etudiants en architecture préparant le master « Patrimoine »;

Résultats attendus

 

 

 

 

 

 

 

1. Quatre-vingt-quatre (84) jeunes sont formés dans les métiers traditionnels du bâti ancien.

2. Quatre-vingt-quatre (84) jeunes sont insérés dans le monde du travail et six (06) micro-entreprises dans le secteur du bâtiment sont créées.

3. Cent-dix (110) artisans sont perfectionnés dans les métiers traditionnels du bâti.

4. Quarante (40) étudiants en architecture sont formés aux métiers traditionnels de la réhabilitation du bâti et trois-cent (300) étudiants informés et sensibilisés à la vie professionnelle.

5. La capacité des ateliers est renforcée en vue d’augmenter le nombre de places pédagogiques et le nombre de métiers dispensés.

6. Un plan communication de l’Ecole chantier SDH est réalisé;

Activités principales

1.1 Préparer l’entrée des stagiaires dans les formations suivantes : maçonnerie et taille de pierre, menuiserie, ferronnerie, habillage d’intérieur (sections « métier » déjà existantes, électricité bâtiment et plomberie (nouvelles sections « métiers » qui seront créées).   

1.2 Mettre en œuvre le programme de formation en tenant compte du niveau des stagiaires.

1.3 Dispenser une formation sur l’éducation à la citoyenneté et le monde du travail.

2.1 Accompagner les stagiaires dans leur insertion professionnelle (Dispenser le module de formation « Monde du travail : CV, recherche d’emploi, entretien » et insérer les stagiaires dans le monde du travail).

2.2 Créer une base de données (stagiaires, artisans, architectes, entreprises, etc.).

2.3 Accompagner d’anciens stagiaires, issus des anciennes promotions et ayant acquis un savoir technique avéré, dans leur projet de création de micro-entreprise.

2.4  Créer et diffuser auprès des stagiaires un « Guide d’insertion ».

2.5 Organiser un forum sur le thème « Entrepreneuriat et employabilité des jeunes ».

3.1 Lancer un appel à candidature pour intégrer la formation « Renforcement de capacités » auprès des artisans du secteur du bâtiment, avec le concours de la Chambre de l’Artisanat et des Métiers  et l’association des artisans sélectionnés.

3.2 Mise en œuvre du programme de formation auprès des artisans sélectionnés notamment dans les domaines suivants : taille de la pierre, utilisation de la chaux, organisation du travail, histoire du patrimoine, règles régissant les marchés publics, etc.

4.1 Organiser une journée d’information sur les métiers traditionnels du bâti pour les étudiants en architecture en lien avec le département Architecture de l’Université des Sciences et Technologies d’Oran.

4.2 Mettre en œuvre  le programme de formation auprès des étudiants sélectionnés, avec pour objectifs qu’ils perçoivent les contraintes particulières des métiers traditionnels du bâti ancien et qu’ils confrontent les questions théoriques/académiques avec les réalités concrètes du terrain.

5.1 Acquérir de nouveaux équipements  pour renforcer les ateliers déjà existants.

5.2 Aménager et équiper de nouveaux ateliers (plomberie et électricité).

6.1 Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication.

6.2 Réaliser un film documentaire sur les activités de l’Ecole chantier.

6.3 Créer un site web.

6.4 Organiser un chantier de visibilité avec l’ensemble des acteurs du projet.

Méthodologie et stratégie d’intervention

1. La stratégie d’intervention s’appuie sur une approche systémique intégrée qui considère les bénéficiaires (jeunes vulnérables, artisans et étudiants en orientation) comme les cibles principales de la formation et de l’employabilité mais aussi comme des acteurs à part entière dont dépend la réalisation du présent projet et sa réussite ; y compris sur les champs de l’éducation à la citoyenneté et de la recherche de l’autonomie économique et sociale. L’association SDH encouragera cette autonomie en permettant aux jeunes ciblés par le projet, exclus scolairement et socialement, leur insertion sociale par des activités génératrices de revenus organisées dans le cadre de nombreux chantiers de réhabilitation d’immeubles, actuellement en développement dans la wilaya d’Oran. Les personnes ainsi impliquées pourront s’orienter vers une démarche « d’économie sociale et solidaire ». L’association SDH envisage ce processus de formation /insertion comme une dynamique socioprofessionnelle et citoyenne de l’ensemble des bénéficiaires, jeunes sans emploi, artisans et étudiants qui auront à se mobiliser tout au long du projet pour permettre la réussite de toutes ses étapes.

2. Les capacités des gestionnaires du projet seront renforcées dans les domaines de la gestion associative, la gestion du cycle de projet, la gestion scolaire et la création de coopératives solidaires.

3. Un système d’information sera mis en place afin de permettre une communication du projet, assurer sa visibilité, son suivi et mobiliser les partenariats et les soutiens tant institutionnels que sociaux et associatifs.

4. La mise en place d’une organisation du projet garantira son exécution, son suivi et son évaluation permanente. Les membres de l’équipe de gestion seront issus de l’Ecole-chantier et pour la plupart formés à l’interne. Partageant ses valeurs, ils contribueront ainsi à les propager.

5. Un comité pédagogique composé des formateurs, du chef de projet et du responsable pédagogique sera installé.

6. Un comité de pilotage examinera périodiquement l’évaluation du projet et réunira ses principaux responsables et certains membres du bureau de l’association élargi aux représentants de certains partenaires et parties prenantes.

Mots clef

Jeune / Artisan / Etudiant /Formation professionnelle/ Chantier école / Insertion / Employabilité / Micro entreprise / Education citoyenne / Bâti ancien

FICHE DE PROJET

 

Intitulé du projet

NASIJE : Nouvelles Actions Solidaires pour l’Insertion socioéconomique des Jeunes Exclus

Présentation du bénéficiaire chef de fil

Dénomination 

Handicap International

Statut juridique 

Association française à but non lucratif

Date de création

1982, active en Algérie depuis 1998

Secteur (s) d’activité

Education/insertion/santé

Contact(s)

Aude Bumbacher Kellou

Fonction(s)

Chef de mission

Tél.

+ 213 (0) 6 61 56 67 56 

Fax

+213 (0) 23 59 71 63

E-mail

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Site web

 

www.handicap-international.fr

Présentation du co bénéficiaire

Dénomination 

Agence Nationale de Gestion du Micro Crédit (ANGEM)

Statut juridique 

Secteur public - Agence d’exécution

Date de création

2004

Secteur (s) d’activité

Micro – crédit

Contact(s)

Mohamed El Hadi Aouaidjia

Fonction(s)

Directeur Général

Tél.

+213 (0) 6 61 87 04 58

Fax

 

E-mail

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Site web

www.angem.dz

Données générales du projet

Zones d’intervention

Wilayas de : Annaba, Béchar, Khenchela et Oran

Durée

24 mois

Budget global

1.283.333 €

Contribution UE

1.155.000 € (dont 900.000€ pour des subventions en cascade*)

Description du projet

Contexte

L’Algérie, qui cherche à diversifier son économie fortement dépendante de la production d’hydrocarbures, connait un taux de chômage important (9,8% en 2014), il atteignait pour les jeunes (16-24 ans) 24,8% en avril 2014 ; les jeunes représentant 70% de l’ensemble des chômeurs. Parmi eux, les jeunes en situation de handicap ou de vulnérabilité sont surreprésentés.

Dans les 4 wilayas pilotes (Annaba, Béchar, Khenchela et Oran), le nombre de jeunes en situation d’exclusion sociale est estimé à 136.700 soit 15% des 18-35 ans. L’absence de revenus stables et l’inactivité renforcent leur sentiment d’exclusion.  

Les dispositifs d’aide à l’insertion sociale n’ont pour l’instant réussi qu’à atteindre un nombre trop limité de ces jeunes. Le faible accès des jeunes en situation de handicap ou de vulnérabilité au marché du travail est dû à une conjonction de problèmes au niveau individuel et d’obstacles résultant de l’environnement que les personnes doivent surmonter pour trouver un emploi, ou le créer et le conserver.

Les entreprises publiques et privées sont souvent peu disposées à embaucher des jeunes, surtout lorsqu’ils sont en situation d’exclusion, en raison d’une perception erronée de leurs capacités et une conjonction de barrières physiques, attitudinales et informationnelles.

Ainsi, Handicap International, qui est présente en Algérie depuis 1998, a développé en concertation avec : les autorités publiques, en particulier l’ANGEM et son autorité de tutelle, le Ministère de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, et des associations d’aide aux personnes handicapées, aux femmes démunies et à d’autres jeunes marginalisés, le projet NASIJE.

Ce projet qui a été bâti en concertation avec les pouvoirs publics locaux et nationaux  vise à renforcer le rôle et l’action des organisations de la société civile dans le cadre de la mise en œuvre concrète des politiques en faveur de la jeunesse et de la création d'emploi en Algérie.

Objectif général

L’insertion sociale et professionnelle des jeunes les plus exclus est rendue effective par l’action concertée et plus efficiente de la société civile et des pouvoirs publics dans le cadre de la mise en œuvre des politiques nationales en direction de la jeunesse.

Objectif spécifique

Les acteurs de la société civile sont mobilisés autour de dynamiques partenariales pluri-acteurs et renforcés dans leurs capacités à mettre en œuvre des actions concrètes facilitant l’accès des jeunes les plus exclus aux services, programmes nationaux et initiatives locales d’insertion sociale et professionnelle en direction des jeunes dans 4 wilayas pilotes : Annaba, Béchar, Khenchela et Oran.

Publics ciblés

  • Mille deux-cent (1 200) jeunes en situation d’exclusion sociale et sans emploi ; 
  • Trente-cinq (35) à quarante-cinq (45) Organisations de la Société Civile (OSC) locales œuvrant auprès des jeunes et des personnes vulnérables ;
  • Vingt (20) antennes locales des services et dispositifs publics d’aide à l’insertion sociale et professionnelle ;
  • Deux-cent (200) entreprises (privées et publiques).

Résultats attendus

1. Sur chaque wilaya, un acteur de la société civile est appuyé pour faciliter l’identification des enjeux socioprofessionnels prioritaires des jeunes les plus exclus et favoriser une réponse concertée des acteurs impliqués dans le domaine de l’appui à la jeunesse et le développement économique.

2. Un dispositif d’appui est déployé pour accompagner et renforcer les acteurs associatifs dans le développement, le suivi et l’évaluation d’actions de proximité auprès des jeunes les plus exclus socialement sur chaque territoire.

3. Les acteurs de la société civile participant au dispositif d’appui testent des solutions pratiques permettant aux jeunes les plus exclus de renforcer leur employabilité, leur compétence professionnelle ou leur esprit d’entreprise (à travers des initiatives dédiées ou l’adaptation d’initiatives existantes).

4. Les acteurs de la société civile développent des initiatives de promotion de la citoyenneté permettant de renforcer l’intégration des jeunes les plus vulnérables et leur implication dans la vie associative et le développement local.

Activités principales

 

 

 

 

 

 

 

1.1 Accompagnement et renforcement des capacités d’une association de référence par wilaya.

1.2 Mise en place d’espaces de concertation pluri-acteurs Jeunesse, Emploi et Citoyenneté sur chaque territoire.

1.3 Diagnostic participatif et identification des solutions aux barrières à l’insertion sociale des jeunes en adéquation avec les programmes locaux de développement.

1.4 Sensibilisation et formation-conseil des acteurs locaux sur les besoins et les priorités des jeunes exclus.

1.5 Organisation de forums pour l’échange de pratiques et mutualisation d’expertise.

1.6 Diffusion des pratiques innovantes, capitalisées par le projet.

2.1 Mobilisation et sélection de huit (08) à douze (12) Organisations de la Société Civile (OSC) à travers un appel à propositions sur chaque territoire pilote.

2.2 Accompagnement des idées d’actions de proximité présélectionnées.

2.3 Contractualisation, soutien financier et formation initiale des porteurs de projet à la gestion opérationnelle et financière.

2.4 Diagnostic organisationnel et plan d’action de renforcement institutionnel.

2.5 Accompagnement à la gestion administrative et au suivi-évaluation des activités des OSC partenaires.

3.1 Formation technique et coaching des cadres associatifs/agents d’insertion à l’Accompagnement Social Personnalisé et aux dispositifs existants.

3.2 Mise en place d’actions de proximité couplant les dynamiques de groupe et le soutien individuel visant à renforcer l'employabilité et l’accompagnement des jeunes exclus vers l’emploi.

3.3 Mise en place de groupes de travail autour des bonnes pratiques au sein des entreprises sur la Responsabilité Sociale des Entreprises et les mesures incitatives pour l’emploi et l’apprentissage des jeunes exclus ;

3.4 Mise en place d’actions pilotes visant à améliorer l'accessibilité de la formation professionnelle et l’apprentissage à travers des systèmes pilotes.

3.5 Mise en place d’actions d'accompagnement des jeunes exclus candidats à l’entreprenariat, par l’appui à la formulation des projets et le suivi-conseil.

4.1 Formation et coaching des cadres associatifs à la pratique de réseau et aux techniques de mobilisation.

4.2 Mise en place d'initiatives locales valorisant la place, l’identité et la diversité des groupes cibles.

4.3 Mise en place d'initiatives locales permettant la participation de jeunes exclus à des dynamiques citoyennes et socioculturelles déjà existantes dans leurs communautés.

Méthodologie et stratégie d’intervention

Le projet NASIJE vise en premier lieu le renforcement des capacités des acteurs de la société civile pour qu’ils puissent contribuer davantage à la mise en œuvre des politiques en faveur de la jeunesse, et assurer l’accès des dispositifs publics et associatifs aux jeunes les plus vulnérables par des actions concrètes.

La méthodologie de ce renforcement est basée sur trois piliers :

  • L’appui à la concertation et la mise en réseaux des acteurs ;
  • Le soutien financier ; par le biais d’un fond en « cascade »* à au moins quarante (40) OSC locales qui n’ont généralement pas accès directement aux financements de l’UE ou d’autres bailleurs d’envergure ;
  • Le soutien au renforcement des capacités institutionnelles des OSC.

Le projet déploiera parallèlement une stratégie d’ancrage institutionnel et de co-construction des actions avec les parties prenantes afin de s’assurer de la viabilité des actions.

Les mécanismes de concertation et les initiatives locales seront les vecteurs d’une approche inclusive permettant de faire la passerelle entre les jeunes en situation d’exclusion et les services d’aide à l’insertion.

Au niveau technique, le projet soutiendra le développement de l’approche de l’Accompagnement Social Personnalisé (ASP). L’objectif de l’accompagnement social personnalisé, appliqué à l’insertion professionnelle, sera d’encourager l’autonomisation de la personne accompagnée vers l’emploi, en favorisant la recherche d’adéquations entre ses aptitudes, ses intérêts et les objectifs recherchés par l’insertion professionnelle, d’une part, et les exigences des tâches inhérentes à l’emploi ciblé (qu’il s’agisse d’auto-emploi ou d’emploi salarié) de l’autre, d’autre part.

* Les subventions dites « en cascade »  sont un mécanisme de financement  permettant à travers une organisation relais de soutenir des associations n’ayant pas suffisamment de compétences pour répondre à des appels à propositions de l’Union européenne qui nécessitent  le respecter de procédures administratives complexes. Dans ce projet, l’Union européenne subventionne Handicap International (organisation relais) qui à son tour subventionne des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.

Mots clefs

Organisation de la Société  Civile / Jeune / Insertion sociale et professionnelle / Employabilité / Accompagnement / Subvention / Renforcement de capacité / Partenariat

FICHE DE PROJET

Intitulé du projet

Bab El Amel » : Accueil, Appui et Accompagnement des jeunes à la création de leurs micros entreprises

Présentation du bénéficiaire

Dénomination 

Association Nationale des Echanges entre Jeunes (ANEJ)

Statut juridique 

Association algérienne agréée selon la loi 12-06

Date de création

1992

Secteur (s) d’activité

Promotion des activités de jeunesse

Contact(s)

Ali Sahel

Matouk Smaoune

Fonction(s)

Président

Trésorier

Tél.

+213 (0)21 74 29 02

 

Fax

+213 (0)21 74 29 02

E-mail

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Site web

www.anej.asso.dz

Présentation du co bénéficiaire

Dénomination 

Plate-forme Migrants et Citoyenneté Européenne (PMC-Europe)

Statut juridique 

Association française à but non lucratif

Date de création

1997

Secteur(s) d’activité

Solidarité internationale

Contacte(s)

Samir Djaïz

Fonction

Secrétaire Général

Tél.

+33 (0) 1 43 21 97 09

Fax

+33 (0) 1 43 21 97 09

E-mail

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Site web

www.pmc-europe.info

Données générales du projet

Zones d’intervention

Wilayas de : Annaba, Béchar Khenchela et Oran.,

Durée

18 mois

Budget global

222.222 €

Contribution UE

200.000 €

Description du projet

Contexte

Le projet s’inscrit en complémentarité des actions développées par les agences publiques de promotion de l’entrepreneuriat : l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC.

 

Ces dispositifs, créés par les pouvoirs publics, ont pour missions principales: de soutenir, de conseiller et d’accompagner les jeunes promoteurs dans le cadre de la mise en œuvre de leurs projets d’investissement; de financer des projets initiés par des jeunes entrepreneurs et d’assurer le suivi des investissements réalisés par ces jeunes.

 

Le projet s’appuie sur une expérience développée par l’ANEJ sur quatre wilayas (Adrar, Bejaïa, Boumerdès et Tizi Ouzou) pour accompagner de jeunes promoteurs. Cette expérience a mis en évidence la nécessité de créer une relation de confiance entre les jeunes et les accompagnateurs de l’ANEJ. Cette relation de confiance est une clé de réussite pour les jeunes qui se sentent écoutés et s’inscrivent ainsi dans une dynamique pédagogique, dans un désir de maîtrise et de réussite de leur projet.

 

Les jeunes porteurs de projets, dans leurs démarches techniques et administratives, pour l'établissement de leurs dossiers de demandes de crédits, attendent plus des pouvoirs publics pour améliorer les conditions d’accueil, d’appui des jeunes et d’octroi des crédits.

Objectif général

 

La mise à disposition auprès des jeunes en difficulté, porteurs d’idées ou de projets, d’une structure d’accueil, d’appui et d’accompagnement dans les wilayas de Annaba, Béchar, Khenchela et Oran permettant de les suivre, de les encourager, d’évaluer leurs projets et de les orienter vers des formations qualifiantes ou vers la création de leurs activités génératrices de revenus.

Objectifs spécifiques

 

 

 

 

 

1.  Faciliter l’accès des jeunes en difficulté aux différents dispositifs liés à la création d’entreprise, au microcrédit et à la formation.

2.  Eviter la création de micro entreprises non-viables et inscrire les initiatives des jeunes dans le secteur formel.

3. Instaurer l’implantation d’un réseau de partenaires, constitué de l’ensemble des intervenants locaux : associations, agences de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat, chambres consulaires (artisanat et métiers/commerce et industrie), bourses régionales de partenariat et de sous-traitance, entreprises, universités, etc.

Publics ciblés

Jeunes porteurs d’idées et de projets d’entrepreneuriat ayant besoin de plus d’écoute et d’accompagnement pour mener à bien leurs projets ou activités génératrices de revenus, entrant dans le cadre des dispositifs d’appui financiers de l’ANSEJ , l’ANGEM et la CNAC.

Résultats attendus

 

 

 

 

 

 

 

1. Quatre (04) « Antennes Wilaya » sont installées et coordonnées par un Chef de projet avec la participation de huit « accompagnateurs », soit 02 accompagnateurs par Wilaya, ayant la charge d’identifier et d’assurer l’accompagnement des jeunes porteurs de projets.

2. Les besoins des porteurs de projets sont identifiés au travers de 96 réunions collectives regroupant les jeunes porteurs de projets, soit 24 réunions par wilaya, touchant globalement 2.000 personnes.

3. 600 jeunes sont accompagnés dans la création de leurs micros entreprises et 420 jeunes sont orientés vers des formations qualifiantes ou diplômantes pour assurer leur employabilité.

5. Un réseau national des porteurs de projets et nouveaux chefs d’entreprises est créé.

Activités principales

 

 

 

 

 

 

 

1.1 Formation de huit (08) accompagnateurs (en raison de 02 par wilaya) aux techniques d’accompagnement à la création de la micro entreprise.

1.2 Installation des bureaux de Bab El Amel dans les quatre wilayas.

2.1 Elaboration d’un programme d’information sur l’entrepreneuriat et les dispositifs de financement existant et l’accompagnement proposé par le projet Bab El Amel.

2.2 Renforcement des réseaux de partenaires et consolidation des relations avec les dispositifs ANSEJ, ANGEM, CNAC, Chambres consulaires etc.

2.3 Animation de séances d’information et de sensibilisation dans les quatre wilayas, en moyenne 2 fois par mois. 

3.1 Animation de réunions collectives pour l’identification du public bénéficiaire.

3.2 Accueil individualisé et personnalisé des porteurs de projets et validation de l’idée de projet, ou orientation vers une formation qualifiante/diplômante ou vers un emploi, dans le cadre d’un processus d’accompagnement.

3.3 Accompagnement technique des porteurs de projets jusqu’au financement de l’entreprise.

3.4 Suivi post-création  des entreprises créées.

4.1 Réalisation de rencontres entre les bénéficiaires pour les mettre en réseau.

4.2 Création d’un site web dédié au projet et comprenant un « espace forum entreprise ».

4.3. Accompagnement et suivi du réseau afin d’en assurer sa durabilité.

Méthodologie

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Bab El Amel, la stratégie d’intervention repose sur la capitalisation des acquis d’un projet similaire d’accompagnement de jeunes promoteurs à la création d’entreprise, conduit précédemment par l’ANEJ dans quatre wilayas (Adrar, Bejaïa, Boumerdès et Tizi Ouzou). Les actions de formation au profit des futurs accompagnateurs (02 par Wilaya), sont stratégiques dans ce projet car elles représentent une part importante dans la réussite de la mise en œuvre du projet. L’acquisition du savoir et du savoir-faire, est un investissement que l’ANEJ met au centre du concept de renforcement des capacités du staff administratif et technique du projet.

L’ANEJ, a choisi l’effet multiplicateur de bonnes pratiques pour transposer ces dernières aux niveaux des quatre wilayas pilotes du PAJE (Annaba, Béchar, Khenchela, et Oran), soit l’application des procédures, l’utilisation de la mallette de l’accompagnateur élaborée par des experts qualifiés, le suivi d’un référentiel et d’outils d’accompagnement.

Mots clef

Jeune / Insertion professionnelle/ Employabilité / Entrepreneuriat / Accueil / Ecoute / Formation / Accompagnement.

FICHE DE PROJET

Intitulé du projet

 Innov’Asso : Les métiers et compétences du secteur associatif au service de l’employabilité des jeunes algériens 

Présentation du bénéficiaire chef de fil

Dénomination 

Grdr Migration - Citoyenneté - Développement

Statut juridique 

Association française à but non lucratif

Date de création

1969

Secteur(s) d’activité

Solidarité internationale

Contact(s)

Emilie Blondy

Fonction(s)

Chargée de mission migrations et partenariats européens / Coordinatrice de programmes

Tél.

+33(0)1 48 57 75 80

Fax

+33(1) 48 57 59 75

E-mail

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Site web

www.grdr.org

Présentation du co bénéficiaire  1

Dénomination 

BATIK International 

Statut juridique 

Association française à but non lucratif

Date de création

1998

Secteur(s) d’activité

Solidarité internationale

Contact (s)

Pauline de la Cruz

Fonction(s)

Directrice

Tél.

+33 (0)1 44 18 72 66

Fax

 

E-mail

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Site web

www.batik-international.org

Présentation du co bénéficiaire  2

Dénomination 

Association « NOUR » pour la promotion et l’insertion des infirmes moteurs cérébraux et/ou d’origine cérébrale

Statut juridique 

Association algérienne agréée selon la loi 12-06

Date de création

2000

Secteur(s) d’activité

Santé/Handicap

Contact(s)

Houaria Bekhadi

Fonction(s)

Présidente

Tél.

+213 41 28 03 46

Fax

+213 41 28 03 46

E-mail

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site web

http://www.pcpalgerie.org/?NOUR-IMC-IMOC

Présentation du co bénéficiaire  3

Dénomination 

Association « Le Flambeau Vert pour l’Environnement »

Statut juridique 

Association algérienne agréée selon la loi 12-06

Date de création

2004

Contact(s)

Farid Kerboua

Fonction(s)

Président

Tél.

+213 31 62 34 54

Fax

+213 31 63 12 70

E-mail

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site web

http://www.pcpalgerie.org/?Association-Le-Flambeau-Vert-de-l

Données générales du projet

Zones d’intervention

  • Wilaya d’Oran : communes d’Oran et de Senia
  • Wilaya de Khenchela : communes de Khenchela et de Kaïs

Durée

30 mois

Budget global

889.426 €

Contribution UE

800.484 €

(dont 600 400 € pour des subventions en cascade*)

Description du projet

Contexte

Le projet Innov’Asso fait suite aux analyses et constats tirés au sein du Programme Concerté Pluri-Acteurs (PCPA) Algérie « Joussour », après 8 ans d’exercice, quant à l’utilité sociale des services fournis aux habitants par le secteur associatif en Algérie.

Il entend ainsi aborder la problématique du chômage des jeunes (diplômés et non diplômés) en ouvrant des espaces d’apprentissages et de renforcement de compétences innovants au sein des associations algériennes (agréées selon la loi 12-06) et en élargissant les contenus des formations professionnelles et universitaires aux compétences et métiers issus des pratiques associatives.

Le GRDR et les co bénéficiaires de ce projet sont très impliqués au sein du PCPA Algérie et souhaitent saisir l’opportunité offerte par le fonds « COntribution au DEveloppement Associatif » (CODEVA) mis en place dans le cadre du PAJE pour expérimenter, pour la première fois, l’élaboration participative d’un référentiel métiers ainsi que d’un répertoire des compétences et services associatifs avec un noyau dur d’associations au sein de deux wilayas (Oran et Khenchela) aux tissus associatifs très différents.

Cette étape est un préalable pour faire des métiers et compétences du secteur associatif en Algérie des leviers d’insertion professionnelle pour les jeunes (pour recruter en leur sein ou pour favoriser un apprentissage à de nouveaux métiers et compétences liés à l’économie sociale et solidaire, renforçant ainsi l’employabilité des jeunes dans les entreprises et les collectivités locales, ou encore en suscitant une création d’activité).

Objectif général

 

Définition, valorisation et renforcement des métiers, compétences et services issus des pratiques associatives comme espaces et leviers d’apprentissage professionnel innovants et d’employabilité pour les jeunes des wilayas d’Oran et de Khenchela.

Objectif(s) spécifique(s)

 

 

 

 

 

1. Valoriser, à partir d’un diagnostic de l’existant, les nouveaux métiers, compétences et services aux habitants émanant des activités des associations et des collectifs informels de citoyens.

2. Favoriser (i) l’intégration de ces nouveaux métiers et compétences dans les curricula et les référentiels métiers existants, (ii) la formation des jeunes à l’utilité sociale des associations et à l’économie sociale et solidaire, par la mise en place d’un dialogue avec les établissements de formation professionnelle et universitaire ainsi qu’avec les agences locales d’emploi.

3. Renforcer les capacités des associations à transformer leurs compétences et métiers en levier d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi en Algérie.

Publics ciblés

  • Les deux codemandeurs : les associations « Nour » et « Le Flambeau Vert pour l’Environnement », dans le renforcement de leurs capacités à opérer comme organisations relais et de référence auprès d’un noyau dur d’associations des deux wilayas ;
  • Un noyau dur d’environ 16 associations des wilayas d’Oran et de Khenchela, pour la réalisation du diagnostic des métiers et compétences associatifs à partir d’enquêtes terrain participatives à l’échelle de leur localité (quartier ou commune) et comme espaces d’apprentissage pour les jeunes diplômés et non diplômés.
  • Les établissements d’enseignement professionnel et universitaire et les agences locales de l’emploi au sein des wilayas d’Oran et de Khenchela pour leur présenter les résultats du diagnostic et négocier l’inclusion de nouveaux métiers dans les programmes de formation et les référentiels emplois existants.
  • Quelques entreprises locales des 2 wilayas (Oran et Khenchela) dans la découverte des métiers, compétences et services du secteur associatif (vers partenariats et mécénats locaux).

Résultats attendus

1. Un noyau dur d’environ 16 associations des wilayas d’Oran et de Khenchela réalise un référentiel des métiers associatifs et un répertoire des associations autour des compétences et services innovants issus de leurs pratiques bénéficiant de l’appui et de l’expertise des deux codemandeurs « têtes de pont » chapotant l’exercice en Algérie.

2. L’offre de formation professionnelle (2 centres ciblés dans chaque territoire) et universitaire (1 université ciblée dans chaque territoire) et la nomenclature emploi et métiers (NAME) des agences locales de l’emploi s’élargissent aux champs de compétences et aux métiers du mouvement associatif ; 200 jeunes sont formés à l’utilité sociale des associations et à l’économie sociale et solidaire dans les deux territoires ; 2 espaces de dialogue et de concertation composés des associations, des centres de formation professionnelle, des universités et des agences locales de l’emploi sont lancés et testés.

3. Le noyau dur des 16 associations a renforcé collectivement sa capacité d’attractivité comme espace d’apprentissage professionnel auprès des jeunes à travers le projet « INNOV’ASSO » expérimenté grâce au fonds en cascade* du CODEVA ; les métiers issus des pratiques associatives apparaissent comme des leviers d’insertion professionnelle et d’économie sociale et solidaire au sein des associations ainsi qu’au sein des entreprises ou des collectivités locales.

* Les subventions dites « en cascade »  sont un mécanisme de financement  permettant à travers une organisation relais de soutenir des associations n’ayant pas suffisamment de compétences pour répondre à des appels à propositions de l’Union européenne qui nécessitent  le respecter de procédures administratives complexes. Dans ce projet, l’Union européenne subventionne le Grdr (organisation relais) qui à son tour subventionne des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.

Activités principales

1.1 Mise en place des instances de gouvernance du projet (comité de pilotage et comité de suivi).

1.2 Suivi de la conduite des activités et réunions des instances de gouvernance.

1.3 Présentation des résultats finaux de l’action à travers l’organisation d’un forum final de bilan de capitalisation à Oran.

2.1 Diagnostic des métiers, compétences et services innovants (c’est-à-dire en capacité d’évoluer rapidement en fonction des besoins des populations encore faiblement recensés par l’ANEM ou les établissements de formation professionnelle) issus des pratiques des associations à partir d’enquêtes participatives conduites par un noyau dur de 16 associations dans les wilayas d’Oran et de Khenchela (en leur sein et auprès d’autres associations de leur territoire).

2.2 Elaboration d’un référentiel des métiers des associations (format électronique, reprenant les entrées de la Nomenclature Algérienne des Métiers et Emplois de l’ANEM, actualisable).

2.3 Elaboration d’un répertoire des compétences et services des associations (format électronique, actualisable).

3.1 Construction de deux (02) espaces d’échanges et de concertation avec les établissements de formation professionnelle et d’enseignement universitaire ainsi que les agences locales de l’emploi au sein des wilayas d’Oran et de Khenchela pour faire des métiers associatifs des leviers d’insertion professionnelle et d’économie sociale et solidaire.

3.2 Seize (16) interventions de professionnels associatifs au sein d’établissements de formation professionnelle ou universitaire dans les deux (02) territoires.

3.3 Elaboration d’une offre de formation des jeunes (au sein et hors des cursus d’enseignement formel) à l’utilité sociale des associations et à l’économie sociale et solidaire à partir des pratiques associatives.

3.4 Enseignement du module de formation à l’économie sociale et solidaire et à l’utilité sociale des associations auprès de 200 jeunes diplômés et non diplômés dans les 2 territoires.

4.1 Ingénierie et lancement du fonds d’appui en cascade à destination des associations d’Oran et de Khenchela (lignes directrices, calendrier, modalités de sélection) pour la mise en œuvre du projet de renforcement et d’accompagnement associatif « Innov’Asso ».

4.2 Mise en place du projet « Innov’Asso » dans les deux (02)  wilayas par les associations « Nour » et « Le Flambeau Vert pour l’Environnement » avec l’appui de « Batik International » et du « Grdr » en trois (03) volets :

  • Accueil de jeunes, diplômés et non diplômés, soit en situation de recherche d’emploi, soit en apprentissage professionnel (stages, volontariats ou bénévolats) au sein des associations d’Oran et de Khenchela ;
  • Acquisition de méthodes simples par les associations pour capitaliser leurs métiers, compétences et services, et être en mesure d’actualiser à long terme les référentiels métiers et le répertoire de compétences et services ;
  • Expérimentation d’un recours au financement participatif (« crowdfunding », ex : chikry.com, twiiza.com.) pour des services innovants des associations (contribution au cofinancement du fonds en cascade*) ;

4.3 Sensibilisation de quelques entreprises locales aux métiers innovants du secteur associatif et intégration de jeunes salariés dans le projet « Innov’Asso ».

Méthodologie

  • Des méthodes participatives, à travers 
    • Les enquêtes et le diagnostic métiers, compétences et services associatifs : pour familiariser les associations avec les méthodes d’identification, de définition et de visibilité (= processus de capitalisation) de leurs propres métiers, compétences et services afin qu’elles soient autonomes dans la réalisation de ce travail à l’issue du projet ;
    • les instances de gouvernance : le comité de pilotage avec prise de décision collégiale entre le demandeur et les trois (03) codemandeurs ; ainsi que le comité de suivi associant les acteurs ressources des deux territoires en matière de formation et d’emploi des jeunes ;
    • les deux (02) espaces de concertation pluri-acteurs associant les pouvoirs publics locaux et les entreprises locales directement dans le suivi du projet « Innov’Asso »;
  • Le choix du recours au fonds en cascade* auprès d’environ seize (16) associations des deux territoires ciblés par l’action (Oran et Khenchela) pour la mise en œuvre du dispositif expérimental « Innov’Asso », plaçant les associations au cœur de son animation (les fonds contribuant à renforcer leurs capacités d’accueil de jeunes en formation professionnelle – stages, volontariat, bénévolat -, à formaliser les acquis de leur expérience, à pouvoir assurer in fine par elles-mêmes l’identification, la caractérisation et la visibilité de leurs compétences, métiers et services innovants auprès des acteurs locaux de l’emploi, de l’insertion et de la formation des jeunes) , et à tester le recours au crowdfunding, comme dispositif d’appui à l’économie sociale et solidaire.
  • La mise en place d’un dispositif innovant et identifiable qui survivra au projet pour être repris par l’ANEM ou les pouvoirs publics. Un cahier des charges de ce dispositif sera rédigé par le comité de pilotage avec le comité de suivi contenant les méthodes de travail et d’animation du dispositif afin de faciliter sa reprise potentielle par les pouvoirs publics à l’issue de l’action.
  • Le choix de la constitution de deux (02) noyaux durs de seize (16) associations au total pour assurer la conduite du diagnostic et la réalisation pour la première fois du Référentiel Métiers Associatifs et du Répertoire Compétences et Services dans les deux wilayas concernées par l’action.
  • La démarche globale du projet entre dans le champ de la « recherche-action » par la réalisation d’un diagnostic suivi d’une expérimentation.  Cette approche place le secteur associatif dans un rôle d’expérimentation, voire d’incubation, en faveur d’un objectif d’intérêt général : le renforcement de l’employabilité et de l’insertion des jeunes algériens (diplômés ou non) sur le marché du travail.

* Les subventions dites « en cascade »  sont un mécanisme de financement  permettant à travers une organisation relais de soutenir des associations n’ayant pas suffisamment de compétences pour répondre à des appels à propositions de l’Union européenne qui nécessitent  le respecter de procédures administratives complexes. Dans ce projet, l’Union européenne subventionne le Grdr (organisation relais) qui à son tour subventionne des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.

Mots clefs

Organisation de la Société  Civile / Référentiel métier / Répertoire des compétences / Insertion professionnelle / Employabilité / Accompagnement / Subvention / Recherche action / Partenariat / Economie sociale et solidaire.

 

Partenaires

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