Programme cofinancé par l'Algérie et l'Union européenne

Géré par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale

 

FICHE DE PROJET

 

Intitulé du projet

Une Ecole Chantier pour la formation professionnelle et l’employabilité des jeunes 

Présentation du bénéficiaire

Dénomination 

Association Santé Sidi El Houari (SDH)

Statut juridique 

Association algérienne agréée selon la loi 12/06

Date de création

1991

Secteur (s) d’activité

Formation professionnelle/Insertion

Contact(s)

Kamel Bereksi

Fonction (s)

Président

Tél.

+213 (0)7 70 96 08 61

Fax

+213 (0)41 15 32 22

E-mail

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Site web

www.sdhoran.dz

Données générales du projet

Zones d’intervention

Wilaya d’Oran

Durée

18 mois

Budget global

221.882 €

Contribution UE

199.782 €

Description du projet

Contexte

 

Depuis sa création en 1991 dans le quartier de Sidi El Houari d’Oran, l’association SDH s’est investie  dans la formation professionnelle, essentiellement auprès des jeunes en situation de vulnérabilité.

En 2001, pour répondre à un besoin de main d’œuvre qualifiée dans le secteur du bâtiment, notamment du bâti ancien, et avec le soutien de l’association française « Le Club Marpen » spécialisée  dans la réhabilitation et la promotion du patrimoine historique, l’association SDH a créé un chantier d’insertion avec pour ambition de faire reculer le chômage endémique des jeunes de Sidi El Houari et de faire avancer leur intégration sociale et professionnelle.

Des centaines de jeunes sont ainsi passés par l’Ecole chantier agréée en 2011. En plus de la formation professionnelle, ils ont été formés aux valeurs de la citoyenneté et préparés à leur intégration dans la vie active.

Chaque année, l’association reçoit de nouvelles demandes de jeunes souhaitant acquérir un savoir-faire, véritable levier pour intégrer le marché de l’emploi, et ainsi venir en aide à leurs familles, vivant souvent dans la précarité.

A partir de 2010, l’association s’est ouverte résolument au marché du travail, d’une part, en sollicitant et en impliquant les structures chargées de l’emploi des jeunes dans le placement des stagiaires, et d’autre part, en organisant, à la demande de la Chambre d’Artisanat et des Métiers d’Oran ou d’entreprises du bâtiment, des cycles de formation à l’intention des artisans. L’important programme de réhabilitation lancé par les pouvoirs publics visant 800 immeubles dans la wilaya d’Oran et la décision portant classement du quartier de Sidi El Ouari d’Oran a offert, en effet, de réelles opportunités aux artisans possédant une qualification avérée.

Le site de l’association est par ailleurs le siège d’activités culturelles, citoyennes ou d’intérêt public. Des centaines de jeunes, dont de nombreux étudiants d’Oran et de plusieurs autres wilayas (à travers les chantiers organisés en été et au printemps), participent à ces actions comme bénéficiaires mais aussi comme organisateurs.

Objectif général

L’amélioration de l’employabilité des jeunes par la formation professionnelle et l’éducation citoyenne en vue de leur insertion sociale et économique.

Objectifs spécifiques

 

 

 

 

1. Former et insérer dans le monde du travail  quatre-vingt-quatre (84) jeunes sans emploi.

2. Former cent-dix (110) artisans et quarante (40) étudiants en architecture aux pratiques spécifiques du bâti ancien et les préparer aux réalités du marché du travail.

3. Informer et sensibiliser trois-cent (300) étudiants à la vie professionnelle. 

Publics ciblés

  • Jeunes âgés de 16 à 20 ans, déscolarisés, de faible niveau scolaire, issus principalement des quartiers de Sidi El Houari, Raz El Ain et Les Planteurs d’Oran ;
  • Artisans maçons et ferronniers âgés de 20 à 35 ans ;
  • Porteurs de projet de micro-entreprise individuelle sélectionnés parmi les apprentis stagiaires issus des anciennes promotions ;
  • Etudiants en licence d’architecture ;
  • Etudiants en architecture préparant le master « Patrimoine »;

Résultats attendus

 

 

 

 

 

 

 

1. Quatre-vingt-quatre (84) jeunes sont formés dans les métiers traditionnels du bâti ancien.

2. Quatre-vingt-quatre (84) jeunes sont insérés dans le monde du travail et six (06) micro-entreprises dans le secteur du bâtiment sont créées.

3. Cent-dix (110) artisans sont perfectionnés dans les métiers traditionnels du bâti.

4. Quarante (40) étudiants en architecture sont formés aux métiers traditionnels de la réhabilitation du bâti et trois-cent (300) étudiants informés et sensibilisés à la vie professionnelle.

5. La capacité des ateliers est renforcée en vue d’augmenter le nombre de places pédagogiques et le nombre de métiers dispensés.

6. Un plan communication de l’Ecole chantier SDH est réalisé;

Activités principales

1.1 Préparer l’entrée des stagiaires dans les formations suivantes : maçonnerie et taille de pierre, menuiserie, ferronnerie, habillage d’intérieur (sections « métier » déjà existantes, électricité bâtiment et plomberie (nouvelles sections « métiers » qui seront créées).   

1.2 Mettre en œuvre le programme de formation en tenant compte du niveau des stagiaires.

1.3 Dispenser une formation sur l’éducation à la citoyenneté et le monde du travail.

2.1 Accompagner les stagiaires dans leur insertion professionnelle (Dispenser le module de formation « Monde du travail : CV, recherche d’emploi, entretien » et insérer les stagiaires dans le monde du travail).

2.2 Créer une base de données (stagiaires, artisans, architectes, entreprises, etc.).

2.3 Accompagner d’anciens stagiaires, issus des anciennes promotions et ayant acquis un savoir technique avéré, dans leur projet de création de micro-entreprise.

2.4  Créer et diffuser auprès des stagiaires un « Guide d’insertion ».

2.5 Organiser un forum sur le thème « Entrepreneuriat et employabilité des jeunes ».

3.1 Lancer un appel à candidature pour intégrer la formation « Renforcement de capacités » auprès des artisans du secteur du bâtiment, avec le concours de la Chambre de l’Artisanat et des Métiers  et l’association des artisans sélectionnés.

3.2 Mise en œuvre du programme de formation auprès des artisans sélectionnés notamment dans les domaines suivants : taille de la pierre, utilisation de la chaux, organisation du travail, histoire du patrimoine, règles régissant les marchés publics, etc.

4.1 Organiser une journée d’information sur les métiers traditionnels du bâti pour les étudiants en architecture en lien avec le département Architecture de l’Université des Sciences et Technologies d’Oran.

4.2 Mettre en œuvre  le programme de formation auprès des étudiants sélectionnés, avec pour objectifs qu’ils perçoivent les contraintes particulières des métiers traditionnels du bâti ancien et qu’ils confrontent les questions théoriques/académiques avec les réalités concrètes du terrain.

5.1 Acquérir de nouveaux équipements  pour renforcer les ateliers déjà existants.

5.2 Aménager et équiper de nouveaux ateliers (plomberie et électricité).

6.1 Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication.

6.2 Réaliser un film documentaire sur les activités de l’Ecole chantier.

6.3 Créer un site web.

6.4 Organiser un chantier de visibilité avec l’ensemble des acteurs du projet.

Méthodologie et stratégie d’intervention

1. La stratégie d’intervention s’appuie sur une approche systémique intégrée qui considère les bénéficiaires (jeunes vulnérables, artisans et étudiants en orientation) comme les cibles principales de la formation et de l’employabilité mais aussi comme des acteurs à part entière dont dépend la réalisation du présent projet et sa réussite ; y compris sur les champs de l’éducation à la citoyenneté et de la recherche de l’autonomie économique et sociale. L’association SDH encouragera cette autonomie en permettant aux jeunes ciblés par le projet, exclus scolairement et socialement, leur insertion sociale par des activités génératrices de revenus organisées dans le cadre de nombreux chantiers de réhabilitation d’immeubles, actuellement en développement dans la wilaya d’Oran. Les personnes ainsi impliquées pourront s’orienter vers une démarche « d’économie sociale et solidaire ». L’association SDH envisage ce processus de formation /insertion comme une dynamique socioprofessionnelle et citoyenne de l’ensemble des bénéficiaires, jeunes sans emploi, artisans et étudiants qui auront à se mobiliser tout au long du projet pour permettre la réussite de toutes ses étapes.

2. Les capacités des gestionnaires du projet seront renforcées dans les domaines de la gestion associative, la gestion du cycle de projet, la gestion scolaire et la création de coopératives solidaires.

3. Un système d’information sera mis en place afin de permettre une communication du projet, assurer sa visibilité, son suivi et mobiliser les partenariats et les soutiens tant institutionnels que sociaux et associatifs.

4. La mise en place d’une organisation du projet garantira son exécution, son suivi et son évaluation permanente. Les membres de l’équipe de gestion seront issus de l’Ecole-chantier et pour la plupart formés à l’interne. Partageant ses valeurs, ils contribueront ainsi à les propager.

5. Un comité pédagogique composé des formateurs, du chef de projet et du responsable pédagogique sera installé.

6. Un comité de pilotage examinera périodiquement l’évaluation du projet et réunira ses principaux responsables et certains membres du bureau de l’association élargi aux représentants de certains partenaires et parties prenantes.

Mots clef

Jeune / Artisan / Etudiant /Formation professionnelle/ Chantier école / Insertion / Employabilité / Micro entreprise / Education citoyenne / Bâti ancien

Partenaires

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